Orientation : tout l’enjeu est de se poser les bonnes questions !

Le succès d’une orientation repose pour beaucoup dans la capacité à se poser les bonnes questions. Ni trop englobantes telles le fameux : « que veux-tu faire plus tard ? », qui laisse le jeune face à ses doutes et ses interrogations. Ni trop fermées comme : « Et travailler dans la mode, cela ne te plairait pas ? » qui dirigent trop précipitamment vers un domaine ciblé.

Les bons questionnements sont ceux qui guident pas à pas et nous amènent à formuler ce qui, au fond, compte véritablement pour nous dans la vie. Pour l’orientation d’un jeune, c’est un travail essentiel, minutieux et qui demande à la fois méthode, bienveillance et sérénité.

Méthode, bienveillance et sérénité

De la méthode, car se poser les bonnes questions nécessite de s’appuyer sur des outils éprouvés. L’orientation ne peut se résumer à discuter et répondre à un questionnaire, qui par les biais qu’il présente, fausse d’entrée de jeu la réflexion. La méthodologie ne devrait pas non plus se limiter à définir le profil psychologique de l’enfant. Nous voyons que ceci peut être assez enfermant et qu’il fournit des éléments somme toute assez inexploitables en terme d’orientation professionnelle : « tu es timide, alors évite les métiers de la communication ! ». Un peu vite dit, à mon sens… . Voire parfois complètement faux.

L’accompagnement à l’orientation nécessite une bonne dose de bienveillance aussi ! Tout au long de sa scolarité et en pleine période de construction, le jeune est soumis à diverses formes de pression extérieure, notamment à l’école (notes, classements, projet d’avenir, sélectivité des filières, …). Et malgré une apparente nonchalance ou un détachement de circonstance, cette pression entame en réalité souvent la confiance que ces jeunes ont en eux. Or, affaiblie, l’estime de  soi limite très nettement la capacité de tout un chacun à se projeter, à envisager l’avenir de manière positive et à élaborer sereinement différentes pistes.

Plus que jamais, le jeune aspire à un regard positif pour retrouver la confiance dont il a besoin pour réaliser ce travail de projection vers l’avenir. Nous savons aujourd’hui des neurosciences que, sous pression, notre vocabulaire s’appauvrir fortement lors d’un échange verbal, notre mémoire de rappel se trouvant affectée. De la même façon, dans l’inquiétude et l’agitation, notre capacité à imaginer demain se rétrécit et nous confine dans un espace bien pauvre et étriqué au regard des possibles qui s’offrent à nous !

C’est pourquoi « Méthode, bienveillance et sérénité » sont trois ingrédients que l’approche CLEDO s’emploie à apporter tout au long des accompagnements qu’elle propose.

Axelle LARROUMET
Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
www.cledo.fr

Le succès d’une orientation repose pour beaucoup dans la capacité à se poser les bonnes questions. Ni trop englobantes telles le fameux : « que veux-tu faire plus tard ? », qui laisse le jeune face à ses doutes et ses interrogations. Ni trop fermées comme : « Et travailler dans la mode, cela ne te plairait pas ? » qui dirigent[...]

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