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Aider un jeune à trouver sa voie vous semble être une mission chargée de sens ? Vous avez raison !
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Entrer dans le Réseau Cledo, c’est bénéficier de toute notre expérience pour faciliter votre lancement dans une activité de « consultant en orientation scolaire et professionnelle », et ceci de manière sécurisée. C’est aussi pouvoir partager son enthousiasme et son goût pour des approches métiers innovantes, avec les autres membres du réseau.

Pour exercer ce nouveau métier, nous vous formons à l’approche CLEDO et à l’utilisation d’outils dédiés. Issus de l’entreprise, ceux-ci sont le fruit de nombreuses années de recherche et de développements spécifiques. Ils ont été imaginés tout spécialement pour aider le jeune à trouver ses propres clés d’orientation (CleD’O), avec l’appui d’un consultant qui l’accompagne sa réflexion et la construction de ses choix. Par différents supports et publications régulières, nous vous appuyons dans le lancement de vos démarches commerciales et nous facilitons aussi votre démarrage par un tutorat rapproché.

Vous aimez le contact avec les 15-20 ans ? Vous avez un bon relationnel ? Vous trouverez cette nouvelle activité très gratifiante. En adhérant au Réseau Clédo, vous restez totalement indépendant et libre de votre choix de statut. L’exercice de cette activité est très souple, s’organise à votre gré et peut s’envisager en complément d’une autre activité.

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Pour donner du sens à sa vie professionnelle, mettre en cohérence INTENTIONS et RÉALITÉ

Donner du sens

Donner du sens à sa vie professionnelle, voilà l’aspiration du plus grand nombre aujourd’hui !  Ceci n’est pas si simple et nécessite de mettre en place au quotidien un lien de cohérence fort entre ses intentions et la réalité vécue.

Oui, mais quelles intentions ?

Le sens n’existe pas en soi, il se fabrique. Et pour produire du sens, le challenge consiste à réussir à aligner 3 planètes :

  • Ce que l’on veut
  • Ce que l’on exprime
  • Ce que l’on fait

Au clair sur ses intentions

Le premier enjeu est bien sûr d’être au clair sur ses intentions ; delà, découlera assez naturellement l’expression de ces intentions. Enfin, nous pourrons travailler à identifier au quotidien ce qui peut nous rapprocher de ce que l’on veut.

Classiquement, dans « ce que l’on veut », nous retrouverons plusieurs éléments avec lesquels nous aurons besoin d’être en phase :

  • la cohérence avec mes valeurs: quels sont les principes, les règles de vie ou de fonctionnement avec les autres, la philosophie qui guide et reflète ma manière de vivre. Qu’est-ce que je promeus et qu’est-ce que je réfute ? Où se situent mes exigences, les limites que je me place ?
  • la mise à profit de mes talents: quels sont mes points forts, les atouts dont je dispose et que je veux pouvoir utiliser à bon escient dans ma vie professionnelle ? Quels sont mes potentiels et ceux que je souhaiterais développer ? Sur quels points est-ce que je souhaite progresser dans les années à venir ?
  • la valorisation de mes compétences: qu’est-ce que mon parcours professionnel m’a permis de développer ces dix dernières années ? Qu’est-ce qui constitue aujourd’hui mon cœur de compétences ? Est-ce que je souhaite mobiliser et  continuer de développer ces compétences et dans quelle direction ? Est-ce que j’aspire à un nouveau positionnement ?
  • l’activation de mes principaux leviers de motivation: est-ce que je suis au clair sur ce dont j’ai besoin pour m’épanouir ? Est-ce que je sais définir ce qui est essentiel à mon implication dans mon travail ? De quels ingrédients ai-je besoin pour me mobiliser et me réaliser pleinement ?

Un questionnement personnel

Finalement, la quête de sens passe en premier lieu par un questionnement personnel en profondeur. En effet, comment pourrait-on trouver du sens à ce que l’on fait alors que l’on n’est pas au clair soi-même sur ce que l’on recherche et encore moins auprès de nos interlocuteurs lorsqu’il s’agit d’exprimer ses intentions.

Le développement personnel a permis de beaucoup progresser dans la formalisation de ces repères de vie, sollicités au quotidien.

Et c’est une immense chance que ces démarches, qui apportent beaucoup de recul et de clairvoyance dans nos choix, puissent être aujourd’hui proposées à de jeunes adultes (lycéens ou étudiants) alors qu’ils se questionnent sur leurs choix d’avenir.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “Réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
www.cledo.fr

 

 

Orientation scolaire et désenchantement professionnel : faut-il payer deux fois ?

Nombreux sont ceux qui tentent de comprendre ce qui pousse aujourd’hui la génération “Y” à quitter l’entreprise sans crier gare. Des lettres de démission en pagaille, qui désorganisent autant l’entreprise et qu’elles ne laissent pantois les managers qui en sont destinataires.

Comment pouvons-nous interpréter ce phénomène que se généralise ? Cette nouvelle génération, en mal de sens, rêve d’une vie augmentée qu’elle peine à trouver dans la pâle réalité du quotidien. Serait-elle devenue trop exigeante, un brin idéaliste ?

Se sentirait-elle rattrapée par les tourments d’une orientation scolaire difficile, écartée quelques années plus tôt ? Aussi déstabilisée que déstabilisante, elle voit rouge lorsqu’il s’agit de s’établir, se fixer et de se tenir à des engagements dans la durée. Au final, sait-elle véritablement  après quoi elle court ?

Cette génération Y qui interroge et désarçonne

Venue au monde dans les années 80, cette génération est dite « difficile à manager, à rester concentrée […] ». Elle est « accusée d’être instable, paresseuse même parfois […] ». Elle intrigue, questionne tant elle semble rencontrer des difficultés à s’intégrer dans le monde professionnel tel qui est construit aujourd’hui.

Mais faut-il y voir une caractéristique propre aux «  Y  » ? Aujourd’hui, tout laisse à croire que la difficulté que les individus rencontrent à se positionner professionnellement dépasse de loin une spécificité générationnelle. Les reconversions n’ont jamais été aussi nombreuses et les souhaits d’entamer une réflexion en profondeur (bilans de compétences, etc…) foisonnent ici et là. Selon un sondage CSA, plus d’un français sur 5 exprime le souhaite de changer de voie au cours de sa vie professionnelle.

A leur suite, un ensemble de salariés en quête d’épanouissement

On dit de ces jeunes qu’ils recherchent « plus une mission qu’un travail, un mentor plutôt qu’un chef et veulent avant tout avoir de l’impact, de l’influence dans ce qu’ils font. Quitte à prendre le risque de tout abandonner s’ils ne l’obtiennent pas ».

Ne sont-ils pas en train de « contaminer » leurs ainés, jusqu’ici résignés à une vie professionnelle faite de hauts et de bas, car « c’est ainsi » et puisqu’ « il ne faut pas se plaindre quand on a la chance d’avoir un travail ». Nul doute qu’ils déplacent les lignes et font bouger certains codes poussiéreux.

Un constat d’échec pour l’entreprise ?

Si l’on est en droit de s’interroger sur une forme de constat d’échec pour l’entreprise qui n’a bien souvent pas réussi à effectuer suffisamment tôt sa mue pour répondre aux exigences des nouvelles générations, il est aussi nécessaire d’élargir la réflexion au-delà des structures d’emploi qui ne peuvent, en leur sein, répondre à toutes les attentes.

Nous devons considérer ce phénomène plus largement ; le désir d’obtenir une grande qualité de vie au travail est une aspiration légitime et grandissante, notamment dans des sociétés développées.

Ceci doit nous amèner à reposer la question des rôles et des responsabilités dans cette quête du bonheur.

Passer d’un désir incantatoire à une volonté proactive

Qui mieux que nous peut définir ce qui est essentiel à notre bonheur ? Ou plus exactement, qui d’autre que nous est plus légitime à définir ce qui est bon pour nous ? N’est-ce pas là le difficile exercice auquel tout être humain désireux d’exercer sa liberté  doit faire face ?

Dès le plus jeune âge, il est impératif d’apprendre à passer du « je veux, j’ai besoin de … » à « comment puis-je m’organiser pour obtenir ou me rapprocher de … ». Mais encore, dans cette longue liste de désirs pour demain, se questionner en profondeur : « quelles sont mes priorités, quels sont mes objectifs à courte échéance, et pour plus tard » ?

Au cœur du bonheur, une capacité à s’orienter

Pour cela, il faut à tout d’abord savoir identifier ce qui est essentiel à son bonheur, car cela est très personnel. Inutile de singer la vie d’un autre, mieux vaut essayer de vivre pleinement la sienne. L’enjeu est déjà assez ambitieux, semble-t-il !

Et puis, fort de ces fondamentaux de vie, il s’agit d’apprendre à les utiliser de manière fluide, pour faire des choix au quotidien, arbitrer – c’est-à-dire renoncer parfois.

L’orientation ou l’école de la vie

Finalement, travailler sur des choix d’orientation scolaire est un merveilleux terrain d’apprentissage. Dans cette réflexion, une immense opportunité est donnée au jeune de réfléchir à ce qu’il souhaite pour son avenir.

Car finalement, l’orientation scolaire ouvre la voie à une nouvelle forme d’autonomie, celle de se déterminer face à ses choix.

C’est l’occasion de poser un premier pied sur ce long chemin, où il faudra savoir prendre des décisions à la fois opportunes et cohérentes dans la durée. C’est ainsi que brique après brique se construira le succès d’une vie professionnelle épanouissante.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
www.cledo.fr

https://www.huffingtonpost.fr/michael-dias/pourquoi-la-generation-y-est-elle-en-train-de-demissionner_a_21648282/

Orientation : comment se préparer à de nouvelles formes de sélection

La difficulté à recruter et à fidéliser pose réellement question

Bien sûr, la ressource humaine est un sujet stratégique pour l’entreprise, tant elle conditionne sa performance et son développement à moyen terme. Créatrice de valeur, elle est pilotée avec beaucoup de soin.

Et pourtant, elle laisse plus d’un DRH face à diverses déconvenues lorsqu’il s’agit de réussir un recrutement ou de fidéliser un nouveau collaborateur.

Selon la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) plus d’un tiers des CDI sont rompus avant un an. Problématique, certes, surtout si l’on considère qu’un minimum d’une année est requis pour qu’une personne soit pleinement efficace dans son travail.

Face à de régulières erreurs de recrutement, comment repenser les modèles ?

Face aux réguliers départs de leurs cadres, les entreprises sont amenées à repenser leurs modes de recrutement. La première chose est peut-être d’en comprendre l’origine.

Neuf fois sur dix, l’inadéquation ne provient pas d’un manque de compétences techniques des personnes recrutées. En cause, une moindre adéquation des valeurs ou des comportements avec les attendus.

Alors que l’on peut répondre en général à des manques techniques via de la formation par exemple, une incohérence de fond est beaucoup plus difficile à régler. Pas si simple en effet de modifier les attitudes d’un salariés ou les habitudes d’un manager. Pas si simple de recouvrer une confiance perdue ou de redonner sens au travail lorsque tout éloigne.

Des évaluations centrées sur le potentiel et les aspirations du candidat

Pour éviter ces trop fréquentes et trop couteuses erreurs de casting, différentes alternatives se mettent peu à peu en place.

Si le parcours académique et les diplômes restent une manière objective de mesurer les capacités d’un candidat, de nouveaux modèles émergent toutefois. Ils accordent progressivement une place moins prépondérante à ces facteurs évolutifs (obsolescences des compétences) pour s’attacher davantage à l’humain. Les efforts sont centrés sur le candidat et sa personnalité. Il s’agit de bien comprendre qui il est réellement avant de lui permettre d’intégrer la structure.

L’enjeu n’est pas des moindres et tout est mis en œuvre pour tenter de faire connaissance en un temps record. Une sorte de job dating visant à décrypter votre profil et votre potentiels. Différents tests et échanges doivent permettre aux deux parties de “se reconnaitre” et de valider que cela peut “matcher”.

Vers des modèles prédictifs ?

En matière de recrutement, ainsi émerge aujourd’hui le modèle prédictif, tendant à remplacer peu à peu le traditionnel CV. L’approche explore 3 champs spécifiques. Les capacités de la personne et comment elle raisonne. Ce qui l’anime ou la motive au quotidien. Et enfin, comment elle se comporte, notamment pour en extraire quelques traits de personnalité distinctifs.

Même si ces tests posent certaines limites de fiabilité – les candidats vont-ils se dévoiler de manière naturelle et sincère ou vont-ils chercher à décoder le questionnaire afin de  tenter d’apporter les réponses attendues? -, nous voyons se dégager des pratiques de recrutement nouvelles, mobilisant à terme massivement les modèles et l’intelligence artificielle. Quelque soit les interrogations et inquiétudes qu’elles apportent avec elles, nous pouvons nous réjouir des opportunités de renouveau et d’ouverture qu’elles rendent possible. Les entreprises ayant recours à ce type d’approche seraient semble-t-il plus enclin que d’autres à sélectionner des profils atypiques.

Aider le jeune à mieux se connaitre et se situer par rapport à des attendus professionnels

Indubitablement, certaines lignes bougent en matière de recrutement et il est important de s’y préparer. Ceci questionne directement l’accompagnement des jeunes qui vont devoir faire face à ces nouvelles formes d’évaluation et de sélection.

Plus que jamais, une personne qui souhaite être recrutée par une école ou un employeur doit mettre en avant sa personnalité et convaincre qu’elle dispose des qualités personnelles requises. Qui est-elle ? Pour quoi se lève-t-elle le matin ?

Ceci est bien difficile pour un jeune qui s’apprête à écrire les premières pages d’une longue aventure professionnelle. Et comment en effet ne pas éprouver quelques difficultés à se projeter ?

Un bilan d’orientation centré talents et motivations personnelles

L’approche Cledo propose un accompagnement à cet exercice délicat. Par différents questionnements, nous construisons progressivement avec le jeune un référentiel professionnel qui guidera ses choix, durablement.

Notre travail questionne beaucoup ! Qui suis-je ? De quelle manière puis-je contribuer au sein d’un projet, demain ? Est-ce par ma capacité à écouter, analyser et intervenir avec mesure, est-ce par mon énergie, mon dynamisme et ma capacité à créer du lien dans une équipe, est-ce par ma patience et mon sens de la pédagogie ?

De quoi ai-je besoin demain pour m’épanouir ? De contextes où bienveillance, réassurance et encouragements m’aideront à prendre confiance ? De situations où objectifs, challenges et réussites en équipe me stimuleront et me feront de dépasser mes propres limites ? Un métier où nouveauté, découverte et aventure rendront mes journées trépidantes ? De relations de confiance, une forme de stabilité et de récurrence dans les tâches à accomplir afin de renforcer mes compétences et de m’améliorer ?

Dès le Lycée, le jeune peut bénéficier d’un regain de sens et de motivation en réalisant ce travail de fond sur lui-même. Après avoir réfléchi à ce qu’il souhaitait vraiment et formalisé ses “essentiels”, il est plus à l’aise pour se présenter et mettre en avant ses forces. Ses choix se précisent. Ils s’articulent autour d’une même ligne de cohérence. C’est rassurant.

Piloter sa vie professionnelle grâce à une boussole

Ces éléments sont personnels. Ils constituent une forme de boussole qui guide et rend acteur tout au long du parcours professionnel.

Nous sommes tous très différents et c’est une chance ! L’école puis l’entreprise ont besoin de toute cette diversité de profils.

Mais pour bien “se vendre”, se positionner et choisir une vie professionnelle en adéquation avec ses attentes, encore faut-il d’être très au clair sur ce que l’on a à apporter et sur ce que l’on attend d’une opportunité qui se présente.

Tel l’adage de Sénèque : il n’y a pas de bons vents pour le marin qui ne sait pas où il va.

 

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
www.cledo.fr

Orientation : avoir confiance en sa capacité à réussir

En lien avec la question de l’orientation, se pose l’impérieuse nécessité pour le jeune d’avoir confiance en ses capacités à faire, à progresser et donc à réussir.

Être un bon élève ne suffit pas à avoir confiance en sa capacité à atteindre ses objectifs. La notion de « sentiment d’efficacité personnelle ou d’auto-efficacité », peu connue, est essentielle dans le processus d’orientation et de réalisation de soi.

Qu’est-ce que le sentiment d’auto-efficacité ?

La notion d’auto-efficacité a été mise en lumière par le psychologue canadien Albert BANDURA à la fin des années 70. Il définit le sentiment d’auto-efficacité comme « la croyance de l’individu en sa capacité à organiser et exécuter la ligne de conduite requise pour produire les résultats souhaités ».

En d’autres termes, je me sens capable d’influencer favorablement le cours des évènements et de me donner les moyens nécessaires, à travers des actions concrètes et la mobilisation de ressources multiples (attention, mémorisation, réflexion, demande d’appui…) pour mener à bien l’action que je souhaite réaliser.

Ainsi, réussir nécessite non seulement d’en avoir envie, – d’être motivé, d’en avoir les compétences –capacité effective, mais aussi d’avoir la conviction que cela est possible pour moi.

En matière d’orientation et même de progression professionnelle plus généralement, nombre de personnes se fixent d’elles-mêmes des limites à leur présupposée réussite. Or il est démontré aujourd’hui qu’il y a une très forte corrélation entre sentiment d’auto-efficacité et performance. Avec des compétences supérieures mais un sentiment d’auto-efficacité faible, un individu réussira moins bien qu’un homologue qui dispose de moins de compétences mais s’est forgé un sentiment d’auto-efficacité élevé.

Comment renforcer notre sentiment d’auto-efficacité ?

Mais alors, comment renforcer notre sentiment d’auto-efficacité ?

Tout d’abord, précisons que le sentiment d’auto-efficacité est mesuré au regard d’une situation spécifique, d’une tâche à accomplir et non un concept général. Il définit notre jugement sur une capacité à réussir cette action, et non notre jugement sur nous-même de manière globale (- ce qui traduirait davantage une notion d’estime de soi). Par exemple, je me sens incapable de sauter en parachute, mais ceci n’affecte en rien mon estime de moi. Le sentiment d’auto-efficacité n’est donc pas un trait de personnalité. Il ne traduit pas non plus un niveau de performance sur la tâche en question. Je peux relativement bien réussir et avoir le sentiment d’un risque d’échec permanent. Ou au contraire assez souvent échouer, tout en ayant un sentiment de réussite potentielle élevé !

Tout simplement, le sentiment d’auto-efficacité est fort lorsque je me sens capable de mettre en place comportement et ressources adéquates face à une action à mener.

Éviter les jugements à l’emporte pièce

Le sentiment d’auto-efficacité se forge donc au gré de nos réussites et de nos échecs quotidiens, mais surtout selon le regard que nous portons sur ceux-ci, selon l’interprétation que nous en faisons. Il nécessite de rester le plus juste et le plus objectif face aux faits.

Si un jeune rentre avec une mauvaise note en math et qu’il en conclut qu’il est « mauvais en math », son sentiment d’auto-efficacité pour toutes les activités de cette discipline est au plus bas.

A partir de cette expérience d’échec, s’il identifie :

  • une causalité stable : « c’est comme ça, ça ne changera pas, j’ai toujours été nul en math ». Il ancre alors un sentiment d’échec durable, une forme de fatalité qui engendre un désengagement pour les futures activités similaires à venir.
    Au contraire, s’il analyse à juste titre que cette mauvaise note est liée à une causalité instable, c’est-à-dire passagère : « je n’étais pas en forme, j’ai paniqué ou je n’avais pas bien revu cette partie du cours », le jeune peut mettre en place une nouvelle stratégie gagnante pour demain et conserve un sentiment d’auto-efficacité correct. Il se remet dans une démarche positive et apprenante.    
  • une causalité globale : «  je suis nul en math, je ne suis pas scientifique », il perd toute confiance en sa capacité à réussir dans l’ensemble de ces matières et affaiblit très nettement sa performance potentielle par un sentiment d’auto-efficacité bas. Alors qu’il a peut-être de bonnes compétences spécifiques (ex. capacité à  analyser un document, bonnes compétences en chimie, bon rédactionnel, …).
    A contrario, s’il analyse cet échec au regard d’une causalité spécifique : « la géométrie, c’est ma bête noire, il faut vraiment que je m’y entraine davantage avant le contrôle », il analyse objectivement une moindre compétence et l’associe aussitôt aux actions à mettre en place pour se renforcer. Son sentiment d’auto-efficacité n’est pas impacté : il se sent capable de mettre en œuvre comportement (travail en amont) et compétences (bases solides) ad hoc pour réussir.
  • une causalité externe : « on ne nous laisse pas assez de temps pour faire le devoir », la posture sera ici aussi assez fataliste et peu propice à un rebond car la cause est hors du champ de contrôle de l’individu, il n’y peut rien.
    En revanche, s’il identifie une cause interne et donc une part de responsabilité dans cet échec, il acte alors sa capacité potentielle à modifier le cours des choses une prochaine fois. Il entre dans un espace qu’il contrôle davantage et peut se ré-impliquer en mettant toute son ingéniosité à imaginer une solution pour contourner le problème : « je n’ai pas été assez rapide, je suis resté trop longtemps sur une question difficile ; la prochaine fois je lirai le devoir pour repérer les points faciles à marquer ».  

Doper son sentiment d’auto-efficacité nécessite donc de bien analyser la causalité de nos réussites et de nos échecs et ainsi se replacer chaque fois que possible dans un état d’esprit proactif et de progrès.

Quels bénéfices à travailler son sentiment d’auto-efficacité ?

Travailler son sentiment d’auto-efficacité permet d’être plus fiable dans l’analyse de sa capacité à aboutir. Par une bonne mesure du niveau de challenge ou de risque ainsi que des atouts dans son propre jeu, cette approche permet, lorsque l’on s’engage, d’être relativement confiant quant à ses capacités à réussir.

En matière d’orientation, il est essentiel d’amener le jeune à avoir une analyse objective de ses capacités, à mettre en valeur toutes les réussites et tous les atouts qu’il a déjà dans son jeu afin de construire avec lui un projet professionnel qui l’amènera progressivement à la réussite et renforçant ainsi son sentiment d’auto-efficacité pour de futurs challenges.

Nous avons vu que seules les situations où la cause est stable (définitive), globale (sujet large) et externe (incontrôlable) devraient affecter notre sentiment d’auto-efficacité. Dans de telles situations, il est recommandé d’entrer dans une démarche résiliente et de se tourner vers d’autres sujets où l’on aura davantage d’emprise et ainsi de bons potentiels de réussite.

Sentiment d’auto-efficacité et projets d’orientation

Lors de l’accompagnement d’un jeune, nous l’amenons à prendre conscience de ceci en lui montrant qu’il peut pleinement devenir acteur de ses choix d’avenir. Il s’agit alors de l’aider à se construire un parcours sur-mesure propice à sa réussite et son épanouissement, c’est-à-dire des projets où il pourra mobiliser toutes ses compétences et ses talents (fort sentiment d’auto-efficacité) tout en répondant à ses envies et objectifs à moyen terme (forte motivation).

Cet apprentissage est essentiel ; il place le jeune non seulement dans un cercle vertueux de réussite mais aussi dans une posture d’homme ou de femme libre et responsable face aux environnements.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
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Orientation : avoir confiance en sa capacité à réussir

JEUNES : désireux d’être acteurs de leurs propres vies


Nouvelles générations : un désir fort d’être acteur de sa vie

Nous attribuons parfois hâtivement aux jeunes générations un caractère  désengagé ou passif. Et pourtant, dans l’accompagnement d’un jeune, c’est souvent tout le contraire que nous observons.

La sociologue Cécile Van de Velde, Professeure à l’Université de Montréal l’analyse ainsi : ils portent une volonté de « ne pas subir, ne plus ­subir ». Dans un monde incertain, les jeunes souhaitent davantage maîtriser leur destin et être acteurs de leur vie. Ils ont observé les écueils des générations passées et souhaitent désormais prendre la main et faire leurs propres choix. 

Une prise de responsabilité qui est certainement souhaitable et bénéfique pour réussir professionnellement. Mais cette réussite professionnelle intéresse-t-elle encore véritablement un jeune ? On parle beaucoup de bien-être, d’épanouissement personnel. Qu’en est-il de la valeur travail et de l’engagement professionnel ?

Une valeur travail qui se transforme mais qui perdure

Pour Cécile Van de Velde, la valeur travail n’a pas baissé au cours des générations, elle s’est simplement transformée. Selon elle, la valeur travail a même probablement augmenté sur certaines dimensions, ceci allant de pair avec l’envie de s’exprimer, d’exister pour soi et pour les autres dans le travail, d’avoir une place qui ­répond à ses aspirations. D’ailleurs, illustre-t-elle : « cette approche affective et créative passe aujourd’hui par le modèle du free-lance, de l’indépendant, beaucoup plus que du travailleur salarié ».

Une quête d’indépendance qui fait émerger de nouveaux modèles

En France, la proportion d’étudiants voulant entrer dans de grandes entreprises ne cesse de reculer. Cécile Van de Velde témoigne de son expérience : « dans mes enquêtes, j’observe les rêves et les aspirations qui sont en train d’émerger. A Montréal, c’est par exemple d’ouvrir sa micro­brasserie de bière ou, dans les milieux plus populaires, de créer son petit ­commerce d’informatique. Ces ­aspirations répondent à la dureté du marché du travail ­salarié, où ils se ­sentent souvent « bradés » ou « gâchés », alors qu’ils ont une vraie envie de participer ».

Réfléchir à sa mission : qu’ai-je envie d’apporter au monde ?

Dans ce monde en mutation permanente, un nouvel impératif s’impose à chaque jeune : prendre le temps d’exprimer ce qu’il souhaite réellement apporter au monde, ce dont il a besoin pour s’épanouir. Il lui faut identifier les talents qu’il possède et ceux qu’il aimerait pouvoir valoriser dans un futur professionnel… Ceci est nécessaire pour pouvoir dégager alors  différents chemins qui pourraient le mener à ses objectifs. Vient alors le temps de l’action : il s’agit de transformer ses projets en actions concrètes et cadencées afin d’engager un mouvement vers la réussite.

La nécessité de prendre du recul, en toute sérénité

Pour réussir dans cette voie, cadre de réflexion et appuis sont essentiels. La question de l’orientation et plus généralement des choix de vie nécessite un cadre propice à la prise de recul ; il est urgent de se dégager de l’immédiateté et de s’aménager des périodes de réflexion pour envisager sereinement l’avenir. Explorer différentes voies, prendre des avis, des contacts et faire murir son projet… Loin du stress et de l’agitation qui éloigne souvent le l’essentiel, il s’agit de questionner en profondeur ses aspirations et priorités pour demain pour faire émerger un projet qui nous ressemble.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
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ORIENTATION : prendre son temps serait-il devenu un luxe ?

S’extraire un instant des pressions sociales et sociétales

Le philosophe Zygmunt Bauman aimait à qualifier notre société de « société liquide », éphémère par bien des aspects. Notre culture de l’instantané et de l’immédiat laisse à penser au jeune que son choix d’orientation pourra se faire, lui aussi, sur la même cadence. Et de surcroit, que celui-ci sera assez déterminant pour son avenir, tant notre société accorde de l’importance au classement et au diplôme. Voici là deux postulats forts paralysants, tant ils figent la pensée, laissant peu de place à l’hésitation ou à l’erreur.

S’accorder du temps

Pour bien s’orienter, ce sont des préceptes opposés qu’il conviendrait de choisir. Le plus souvent, un choix nécessite un temps de mûrissement incompressible, encore plus grand lorsqu’on est jeune et peu préparé au monde professionnel. Alors il faut oser prendre ce temps pour avancer à tâtons, douter puis y revenir, et aboutir enfin à un choix pleinement sien. S’accorder ce temps serait-il devenu un luxe ? Craindrions-nous d’y voir le signe d’une faiblesse de jugement ? La preuve d’un manque de confiance ou de convictions ? L’expression malicieuse d’avenirs chargés d’incertitudes ?

Une essentielle quête personnelle

Qu’il serait dommageable de céder à la pression. L’orientation n’est pas un dossier à traiter dans les plus brefs délais. L’orientation questionne, interroge et bouscule parfois. Elle exige de l’attention, des recherches, des rencontres. Car le champ des possibles est immense. Cette quête de sens est nécessaire pour qui souhaite faire des choix libres et authentiques.

Si le jeune s’engage dans ce chemin – et s’il est soutenu dans sa recherche, il saura trouver les lignes conductrices qu’il souhaite voir guider son avenir. Alors, il se sentira à l’aise pour élaborer des projets pour demain. Des projets en résonance avec ses fondamentaux, solides repères – aussi personnels que structurants.

Trouver de bons appuis

Bien que très personnelle, cette démarche a besoin d’être appuyée et encouragée. Un naturel essoufflement ne traduit pas un désintéressement du jeune, mais davantage une difficulté face à une tâche difficile et parfois angoissante.

Bien souvent, nous constatons auprès des lycéens que nous accompagnons qu’ils ne sont pas encore assez autonomes et assurés pour mener seuls ces démarches. Les parents, professeurs, professionnels, conseillers sont un appui précieux et même indispensable. Ils doivent avant tout leur apporter de l’écoute, de la bienveillance et un questionnement pour accompagner la réflexion. Lorsque les pistes sont bien avancées, c’est en facilitant à des mises en relation qu’ils vont pouvoir aider le jeune à valider ses projets et à mettre en place les dernières actions concrètes à mener pour aboutir.

Cheminer, sans pression ni urgence

Un cheminement exigeant donc, qu’il est intéressant de démarrer assez tôt, en début de Lycée par exemple. Non pas pour écarter au plus vite ce “caillou dans la chaussure” et lever une bonne fois pour toutes les incertitudes pèsent, mais au contraire, pour se laisser le temps de murir, sans pression ni urgence.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
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CLEDO s’engage auprès de l’Association NQT : pour l’égalité vers l’emploi

Le Réseau CLEDO a choisi de s’engager auprès de l’Association NQT qui œuvre pour l’égalité vers l’emploi grâce au parrainage de jeunes par des professionnels.

Cette mission fait pleinement sens pour CLEDO qui intervient plus en amont, pour aider des jeunes collégiens, lycéens et étudiants à mettre en place une démarche construite afin définir leurs choix et projets d’avenir.

Nous sommes très heureux d’engager notre travail dès cette semaine avec la rencontre de nos filleuls !

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
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Orientation : les jeunes face à des paradoxes

L’âge d’assumer des responsabilités

L’orientation marque un passage vers la vie adulte : pour la première fois, le jeune est face à une décision qui va influer sur le début de sa vie et pour laquelle il doit se positionner. Tel l’adultus, selon l’étymologie, le jeune aurait fini sa croissance et arriverait à l’âge où il doit assumer des responsabilités et exercer un métier.

Mais rien ne semble aussi  simple que le modèle établi.

Des sentiments contradictoires

Alors qu’il s’apprête à faire un choix d’études, ou peut-être de métier, certains sentiments contradictoires se mêlent en son esprit : l’envie de grandir, forte pour les uns, anxiogène pour d’autres ; la capacité à entrer dans un univers encore grandement inconnu et qui, par bien des aspects, laisse à penser que l’insertion n’y sera pas facile. Le sentiment de déclassement qui se répand aujourd’hui dans notre société y participe largement – à travers le poids du diplôme, les multiples classements scolaires ou encore les enjeux sociétaux qui impactent l’emploi.

Cf. étude du CEREQ,  « D’une génération à l’autre », l’inquiétude des jeunes en question,

Un système éducatif complexe et hyper spécialisé

A ceci s’ajoute une difficulté pour beaucoup à comprendre un système éducatif hyper spécialisé aux  offres pléthoriques et dont les acteurs se déplacent au gré de recompositions régulières. L’affluence aux salons en témoigne tout comme la quête d’informations et de contacts pour trouver « la bonne filière ».

L’excessive pression qui règne lors de cette période d’orientation post bac devrait être relativisée au regard du fait que les parcours et séquences de vie sont aujourd’hui beaucoup moins rectilignes et prédéterminées.

Requestionner nos modèles

Si nous réexaminons nos anciens modèles et leur temporalité, nous voyons que le processus linéaire étude / insertion / travail-métier est certainement désormais d’une autre époque. Nous savons que nous devons nous préparer à évoluer au rythme de périodes variées, où alternent apprentissages, activité, lancement de nouveaux projets, inactivité, reprise d’études…

Si nous acceptons ce nouveau paradigme, il serait alors bon de cesser alors de questionner le jeune sur la base d’un ancien postulat : quel métier veux-tu exercer demain ?!

Se poser pour identifier ses fondamentaux

Mais davantage l’aider à se recentrer sur lui-même, l’amener à exprimer ce qui l’anime et progressivement déterminer les ingrédients qu’il aimerait retrouver prioritairement dans une situation professionnelle : du collectif ? de la découverte ? des langues étrangères ? de la stabilité ? du mouvement ? des relations de confiance ? de la créativité ?  de la technicité ?

Ne nous précipitons pas sur la question du métier, qui vient en son temps, lorsque les bases sont bien posées. Et considérons que le choix d’une formation n’est qu’un point de départ dans un processus d’apprentissage qui se consolide tout au long de la vie.

Vers une société apprenante

Dans ce contexte, les études supérieures ne consistent plus seulement en l’acquisition de compétences, dont on sait que leur obsolescence se fixe à un horizon de plus en plus court, mais en l’entrainement à une agilité apprenante, absolument essentielle dans un univers en perpétuelle transformation.

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
www.cledo.fr

Étudiants : l’aptitude à s’orienter, une compétence clé pour votre avenir !

Une nouvelle compétence clé : l’aptitude à s’orienter

Dans sa Chronique d’Expert, la Harvard Business Review définit la « compétence à s’orienter » comme la clé de l’employabilité de demain.

En effet, face aux mutations à venir, savoir gérer efficacement ses transitions professionnelles sera un levier majeur de progression, de performance et d’épanouissement tout au long de son parcours.

L’orientation devenant un processus récurrent, il semble indispensable que les étudiants et les salariés puissent être davantage accompagnés pour développer leur aptitude au mouvement.

A court horizon, de nouveaux métiers, de nouvelles attentes

Même si les spéculations sur les impacts de la robotisation et de l’Intelligence Artificielle peuvent laisser songeur, nous devons nous attendre à voir une grande partie des métiers actuels fortement évoluer dans les années à venir : disparition pour certains, mutation qualitative pour d’autres.

Ceci pose très clairement la question de l’intérêt au travail et de la cohérence avec ce pourquoi ce métier avait été choisi initialement. Par exemple, lorsqu’un photographe formé sur de l’argentique passe au numérique, la majeure partie de ses pratiques métiers se trouve bouleversée. S’y retrouve-t-il ? Est-il préparé à opérer cette mutation ?

Ce type de situation n’est pas nouveau, mais risque de s’accélérer. La capacité d’adaptation professionnelle devient une clé d’employabilité et de bien-être au travail absolument incontournable.

Développer une culture de la mobilité

Les experts sont formels, dans une même vie professionnelle, chacun exercera plusieurs métiers et connaîtra de nombreuses transitions professionnelles. Ceci implique de se préparer à des changements de missions, de tâches mais aussi à reconsidérer régulièrement son positionnement, sa valeur ajoutée et ses aspirations face à une obsolescence accélérée des compétences.

Nous mesurons à quel point il devient essentiel de développer une culture de la mobilité et d’accroitre sa capacité à s’orienter. Les consommateurs changent, les marchés se déplacent, les métiers se transforment… Il est inévitable que les repositionnements professionnels deviennent plus fluides.

Former les jeunes à s’orienter professionnellement

Plus que quiconque, un jeune qui entre pleinement dans ce nouvel environnement doit se former et acquérir de solides aptitudes à s’orienter. Elles lui seront indispensables pour rester agile et épanoui dans un monde en mouvement.

“La compétence à s’orienter”, qu’est-ce donc ? Selon Jean Pralong, Professeur à l’IGS-RH,  la notion de compétence à s’orienter représente « une compétence clairement identifiée et mesurable ».

Il souligne d’ailleurs qu’à diplôme égal elle est à l’origine de différences de réussite notables : en effet, « elle détermine l’accès à des emplois plus satisfaisants et la capacité à faire des choix justes en matière de formation”. Elle est donc aussi  « un moyen pertinent » pour de développer du plaisir au travail.

L’accompagnement cledo : élaborer ses repères d’orientation

L’accompagnement cledo a été conçu pour répondre à ce nouvel enjeu. Il donne la possibilité à tout jeune (collégien, lycéen, étudiant) de commencer à travailler pour son avenir, en développant cette “compétence à s’orienter”.

Guidé par un professionnel formé, le jeune va élaborer ses repères personnels d’orientation. Ce sont tous les ingrédients qui sont essentiels à ces yeux car ils conditionnent son épanouissement et sont l’expression d’atouts qu’il possède et qu’il souhaite valoriser demain.

Bien souvent, ce travail est initié beaucoup plus tard, lors d’un changement de poste par exemple. Pourquoi ne pas donner aux jeunes la possibilité de bénéficier des bons outils dès leurs premiers choix d’orientation ?

Axelle LARROUMET
Fondatrice du Réseau CLEDO | Orientation Professionnelle et Scolaire
Auteur de “réussir son Orientation”, ED. Hoblik, 2017
www.cledo.fr